festival de musique | cinéma | arts plastiques
SAINTE MARIE AUX MINES | 68
Vendredi 08 | 10 | 10
20:00 | Concert / Théâtre / 20€ - 15€ - 10€
Le Velvet de Rodolphe Burger + That’s Allright Mama

+ "THAT’S ALLRIGHT MAMA" hommage à Elvis Presley par Marco De Oliveira et Arnaud Dieterlen

Le Velvet de Rodolphe Burger

Rodolphe Burger (chant, guitares), Julien Perraudeau (basse, claviers), Alberto Malo (batterie), Joan Guillon (claviers, sampling), Geoffrey Burton (guitare), Sarah Yu Zeebroeck (chant)

Coproduction : Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau, Cie Rodolphe Burger, Wart. Production déléguée : Wart

Rendre hommage au Velvet Underground aujourd’hui, c’est pour moi faire un retour sur le moment où, il y a 30 ans exactement, j’ai décidé de « refaire » de la musique. Sans ma découverte du Velvet Underground, assez tardive au fond, puisqu’elle date de 1976 environ, je n’aurais sans doute jamais entrepris pour ma part de « retour » à la musique et à l’expérience de groupe qui a débouché plus tard sur la création de Kat Onoma.

Si je peux dire, comme la petite Jenny de la chanson du Velvet, que ma vie a été une première fois « sauvée par le rock’n roll » à l’âge de 10 ans, je peux ajouter qu’elle a été sauvée une deuxième fois, à l’âge de 20 ans, par le Velvet Underground.

Je pensais alors avoir tourné la page du rock’n roll. D’autres musiques me passionnaient, notamment un certain jazz radical, dont j’ai appris plus tard qu’il était la référence cachée principale de Lou Reed et John Cale (ils n’avaient qu’à se déplacer de quelques blocks pour assister dans le Lower East Side aux répétitions d’Ornette Coleman).

J’ai découvert avec le Velvet que le rock n’était pas seulement une histoire de teenagers. Mais qu’il était peut-être l’art contemporain par excellence. Ce que l’histoire même du Velvet, et notamment sa rencontre avec Andy Warhol, démontrait de façon éclatante.

Je ne peux développer tous les aspects de cette « influence » du Velvet. Ce fut bien plus qu’une influence. Ils ont fait époque, leur rôle a été séminal, fondateur, et cela leur a échappé à eux-mêmes en grande partie, comme il se doit. Leur reformation, à laquelle j’ai assisté, ne pouvait qu’être décevante. Leur légende les dépassait.

J’ai longtemps différé de rendre un hommage explicite au Velvet. Le groupe Kat Onoma, sans renier cette influence, était surtout désireux de s’en affranchir, et regrettait qu’on ne souligne pas assez tout ce qui le démarquait musicalement du Velvet.

C’est à Prague, et pas par hasard, à l’Akropolis, que j’ai éprouvé pour la première fois le désir de « reprendre » le Velvet et que j’ai pris la liberté de le faire.

C’est à l’écoute de l’enregistrement « live » de ce concert-hommage à l’Akropolis qu’Yvon Tranchant, directeur de la Scène Nationale de Sète, m’a proposé de développer sérieusement la chose et de donner « ma » version du Velvet. Il n’était plus temps de dire non.

Rodolphe Burger

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Tarif public : 20 €
Adhérents de l’association des Amis du Festival, adhérents Hiéro et moins de 26 ans : 15 € (nombre limité)
Habitants du Val d’Argent : 10 € (nombre limité)

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